Qui je suis
Avant d’enseigner le français, je l’ai appris.
Moi, c’est Angelina Lukash. Je suis professeure de français langue étrangère à Toulouse et en ligne.
J’enseigne les langues depuis dix ans, mais mon histoire avec le français a commencé bien avant mes premiers cours. Je l’ai appris comme langue étrangère, j’ai connu les périodes où l’on progresse vite et celles où l’on a l’impression de stagner. Puis je suis venue vivre en France, j’y ai étudié, enseigné et passé le DALF C2.
Aujourd’hui, cette expérience accompagne beaucoup ma façon de travailler avec mes élèves. Je connais la langue du côté de celle qui l’enseigne, mais aussi du côté de celle qui a dû l’apprendre.

Le livre
Chapitre 01
Tout a commencé avec un livreTout a commencé avec un livre
J’ai grandi à Rostov-sur-le-Don, en Russie. Ma première langue étrangère a été l’anglais, que j’ai commencé à apprendre vers six ou sept ans.
Le français est arrivé un peu plus tard.
J’avais quatorze ans lorsque j’ai lu Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Ce livre m’a donné envie de découvrir la littérature française, puis l’histoire, la culture et finalement la langue elle-même.
Pendant mes études de philologie anglaise, le français est resté ma deuxième langue étrangère. Je lui consacrais moins de temps qu’à l’anglais, mais l’idée de venir un jour vivre en France était déjà là.

Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo
2016
Chapitre 02
Je ne pensais pas encore devenir professeureJe ne pensais pas encore devenir professeure
J’ai fait des études de philologie anglaise, c’est-à-dire l’étude d’une langue à travers sa grammaire, ses textes et sa littérature. À la fin de ces années, la directrice d’une école de langues de Rostov m’a remarquée pendant mes examens et m’a proposé mon premier poste.
J’ai commencé à enseigner l’anglais à des enfants, des étudiants et des adultes. Puis, dès 2016, j’ai aussi donné mes premiers cours de français.
Ces premières années ont été celles où j’ai réellement appris mon métier. J’ai travaillé avec d’autres enseignants, participé à des séminaires et commencé à construire mes cours autour de l’approche communicative.
C’est aussi à cette période que j’ai suivi la formation ICELT de Cambridge.
ICELTIn-service Certificate in English Language TeachingMaintenez pour ouvrir
ICELT, en quelques mots
In-service Certificate in English Language Teaching
Une formation destinée aux professeurs d’anglais déjà en activité.
Pendant la formation, je préparais et donnais des cours qui étaient observés par mes tuteurs et par les autres enseignants du groupe. Chaque séance était suivie d’un retour détaillé.
C’est là que j’ai beaucoup appris sur la construction d’un cours : définir un objectif, organiser les activités, anticiper les difficultés et réfléchir à ce qui aide réellement l’élève à progresser.
Cette manière de préparer une séance continue de m’accompagner aujourd’hui, même si la langue que j’enseigne a changé.
2019
Chapitre 03
En 2019, je suis arrivée à ToulouseEn 2019, je suis arrivée à Toulouse

Toulouse, 2019
Venir en France était un projet que j’avais depuis l’adolescence.
En 2019, j’ai finalement quitté Rostov pour Toulouse afin d’y poursuivre mes études et d’améliorer mon français. L’idée était déjà de construire ma vie ici.
J’ai intégré directement la quatrième année du parcours proposé par le DEFLE de l’Université Toulouse Jean Jaurès.
J’y ai passé deux années, dont une dernière année avec un travail important autour de la didactique du français langue étrangère.
C’est aussi pendant cette période que mon français a énormément progressé.
2020
Chapitre 04
Une partie de mon français s’est construite pendant le CovidUne partie de mon français s’est construite pendant le Covid
Mes premières années à Toulouse ont coïncidé avec la pandémie.
Pendant une partie de cette période, les cours universitaires étaient interrompus ou se déroulaient à distance. J’ai donc beaucoup travaillé seule : lire, écouter, revoir ce que j’avais appris et chercher par moi-même ce que je voulais comprendre.
Cette période m’a rappelé quelque chose que je retrouve souvent chez mes élèves aujourd’hui : vivre en France aide énormément, mais l’exposition à la langue ne suffit pas toujours à elle seule.
La curiosité, les habitudes que l’on construit et le travail que l’on fait entre les cours jouent aussi un rôle très important.
Je le sais parce que je l’ai vécu moi-même.
?
J’ai aussi connu la sensation de ne plus progresserJ’ai aussi connu la sensation de ne plus progresser
Lorsque j’apprenais le français en Russie, j’ai eu plusieurs professeurs et je travaillais régulièrement. Pourtant, pendant un moment, j’avais l’impression que mon niveau stagnait.
Cette expérience influence encore ma manière de préparer mes cours.
J’aime que l’élève sache ce que nous travaillons, pourquoi nous le travaillons et ce qu’il doit progressivement être capable de faire seul.
Pour moi, un bon cours est un cours structuré dans lequel l’élève a beaucoup de place pour parler, pratiquer et réutiliser ce qu’il apprend.
DUEF
Chapitre 05
DUEF : étudier le français en FranceDUEF : étudier le français en France
J’ai suivi mon parcours au DEFLE de l’Université Toulouse Jean Jaurès, le Département d’Études du Français Langue Étrangère.
Ces années m’ont permis à la fois de perfectionner mon français et d’approfondir la didactique du FLE.
DUEF
Diplôme d’Université d’Études Françaises
J’y ai notamment travaillé la construction d’un programme, l’élaboration des cours et les différentes compétences mobilisées lorsque l’on apprend une langue étrangère.
C’était aussi une étape particulière pour moi : je continuais à apprendre le français tout en développant les outils qui me permettraient ensuite de mieux l’enseigner.
2021
Chapitre 06
De 2021 à 2023, un master en études slavesDe 2021 à 2023, un master en études slaves
De 2021 à 2023, j’ai suivi un master d’études slaves dans la même université.
Quand on étudie sa propre langue, sa propre culture et l’histoire de son pays depuis la France, on les regarde autrement. J’ai beaucoup aimé ces années.
En parallèle, j’enseignais l’anglais dans deux écoles primaires de Toulouse, comme intervenante. C’était une expérience très enrichissante : c’est là que j’ai découvert le fonctionnement de l’école française de l’intérieur.
Ce master a beaucoup pesé sur la suite. À la fin de mes études, mes professeurs m’ont proposé un poste au département de russe.
Mes professeurs sont devenus mes collègues.
2023
Chapitre 07
Puis je suis passée de l’autre côté de l’universitéPuis je suis passée de l’autre côté de l’université
En 2023, j’ai commencé à enseigner à l’Université Toulouse Jean Jaurès comme chargée de cours.
À partir de 2024, j’y ai travaillé comme lectrice de russe auprès d’étudiants de licence. J’enseignais notamment la langue, la grammaire, la conversation et la méthodologie.
Le russe est ma langue maternelle, l’anglais ma première langue étrangère, et le français celle dans laquelle j’enseigne aujourd’hui.
Cette expérience m’a permis d’enseigner à des groupes plus importants, de prendre davantage confiance à l’oral et de continuer à réfléchir à la manière dont une langue étrangère s’apprend.
Elle m’a aussi aidée à préciser ce que je voulais faire ensuite : me consacrer au français langue étrangère.

2025
Chapitre 08
En 2025, j’ai passé le DALF C2En 2025, j’ai passé le DALF C2
Cette fois, j’étais du côté de la candidate.
Je l’ai passé en décembre 2025, et la préparation a été un vrai travail sur ma propre langue. J’ai relu, réécouté, réécrit, et j’ai repris la place de l’élève : celle où l’on doute, où l’on avance par paliers, et où une semaine peut sembler ne rien donner.
C’est pendant cette préparation que j’ai découvert Anki, l’application de cartes mémoire qui vous représente un mot juste avant que vous ne l’oubliiez. Je m’en sers toujours, je la conseille à tous mes élèves, et j’ai écrit un article sur la façon dont je l’utilise.
L’examen m’a appris ce que je ne pouvais pas deviner de loin : comment ranger ses connaissances pour qu’elles tiennent le jour venu, ce que chaque épreuve attend vraiment, et comment organiser son travail entre deux cours. C’est ce que j’apporte aux élèves que j’accompagne vers le DELF ou le DALF.
Un brouillon écrasé traîne ici… cliquez pour le défroisser
Aujourd’hui
Chapitre 09
Aujourd’hui, j’accompagne des adultes venus du monde entierAujourd’hui, j’accompagne des adultes venus du monde entier
Mes élèves sont indiens, turcs, allemands, espagnols, argentins, mexicains, américains, russes et de beaucoup d’autres nationalités.
Certains veulent simplement être plus à l’aise dans leur vie en France.
D’autres préparent un DELF ou un DALF, un entretien de naturalisation, une démarche administrative, un rendez-vous important ou une situation professionnelle précise.
J’interviens également auprès d’entreprises qui souhaitent accompagner leurs collaborateurs internationaux dans leur apprentissage du français.
Les objectifs sont très différents. C’est justement ce qui me plaît dans ce métier.
J’aime particulièrement les formations dans lesquelles nous pouvons définir ensemble un objectif clair et construire progressivement le chemin pour l’atteindre.

En cours, à Toulouse et en ligne
En cours
Ce que mon propre parcours change dans mes cours
« »
Je sais ce que signifie apprendre le français de l’extérieur
Je ne suis pas née francophone. J’ai dû apprendre la grammaire, le vocabulaire, la prononciation, mais aussi les petites choses qui ne figurent pas toujours dans les manuels.
Cela m’aide à comprendre certaines difficultés que rencontrent mes élèves lorsqu’ils commencent à vivre en français.
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J’accorde beaucoup d’importance à la structure
Mes années de formation et d’enseignement m’ont appris à construire mes cours avec un objectif précis et une progression claire.
Je veux que l’élève puisse comprendre où nous allons et constater ce qu’il sait faire aujourd’hui qu’il ne savait pas encore faire quelques semaines auparavant.
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Et je prends le temps
Le mot qui revient le plus souvent dans les retours de mes élèves est probablement « patience ».
J’ajouterais aussi l’écoute et la structure.
Chaque personne avance différemment. Mon rôle est de trouver avec elle le rythme et la manière de travailler qui lui permettent réellement de progresser.
Et quand je ne prépare pas un cours ?
Je suis restée très attachée à ce qui m’a donné envie d’apprendre le français au départ : la littérature et l’histoire de France.
Je lis beaucoup, aussi bien de la littérature classique que des ouvrages liés à la didactique des langues. J’aime la musique française, la cuisine française et découvrir de nouveaux endroits.
§
Toulouse est devenue ma ville. Je suis venue ici pour étudier en 2019 et je n’en suis finalement jamais repartie.
Et comme je reste avant tout une apprenante de langues, j’aimerais aussi trouver le temps de reprendre sérieusement l’italien.
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Trois partis pris qui viennent de ce parcours
01
Faire parler dès le début
Créer rapidement des situations dans lesquelles le français devient une langue que l’élève utilise réellement.
02
Construire les cours autour de l’élève
Partir de son niveau, de son quotidien et de ce qu’il souhaite réussir à faire en français.
03
Travailler aussi ce qui entoure les mots
Les registres, les habitudes, l’implicite et les codes qui permettent de mieux comprendre les échanges en France.
Et si on commençait par faire connaissance ?
Pendant vingt minutes, nous parlons de votre français, de ce que vous aimeriez pouvoir faire plus facilement et de la manière dont je peux vous accompagner.
L’appel est gratuit et sans engagement.